La 5G consomme plus de batterie : 6 à 11 % de plus, sauf dans ces usages

La 5G consomme plus de batterie : 6 à 11 % de plus sur smartphone 5G Auto

Oui, la 5G consomme généralement plus de batterie que la 4G sur un smartphone. L’écart varie selon le réseau, le modèle, la puce, la couverture et ce que vous faites avec votre téléphone. Dans beaucoup de cas, désactiver la 5G peut faire gagner de l’autonomie. Dans d’autres, la laisser active reste raisonnable.

Ce que disent les chiffres sur la consommation batterie en 5G

Les mesures disponibles montrent qu’à usage comparable, la 5G demande souvent un peu plus d’énergie que la 4G. Visermark indique une consommation d’environ 10 % de batterie en plus en 5G par rapport à la 4G. Ookla évoque de son côté une hausse comprise entre 6 et 11 %.

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Concrètement, si votre smartphone tient 10 heures dans une journée bien remplie en 4G, l’usage de la 5G peut ramener cette autonomie autour de 9 heures à 9 h 25, selon les conditions. Ce n’est pas négligeable, surtout si vous terminez déjà vos journées avec moins de 15 % de batterie.

Situation Impact probable sur la batterie Ce qu’il faut retenir
5G avec bonne couverture Surconsommation modérée Souvent acceptable au quotidien
5G avec signal instable Surconsommation plus nette Le téléphone cherche davantage le réseau
Téléchargement court et rapide Parfois avantageux La tâche se termine plus vite
Streaming prolongé Consommation élevée L’écran, le réseau et les données travaillent longtemps

Il faut aussi garder en tête que la batterie ne se vide pas uniquement à cause de l’antenne 5G. L’écran, la luminosité, le processeur, les applications en arrière-plan, la géolocalisation et la température jouent un rôle majeur. La 5G est un facteur supplémentaire, pas l’unique cause.

Pourquoi la 5G peut tirer davantage sur l’autonomie

La 5G non autonome utilise encore la 4G en appui

Dans de nombreux déploiements, la 5G fonctionne en mode non autonome. Cela signifie que le smartphone s’appuie encore sur une connexion 4G, appelée parfois bande d’ancrage, tout en utilisant la 5G pour les données. Le téléphone ne dialogue donc pas avec un seul réseau, mais avec une architecture hybride.

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Cette double relation réseau peut augmenter la consommation énergétique, surtout lorsque la couverture 5G est moyenne. Le smartphone doit maintenir la stabilité de la connexion, basculer entre les cellules, surveiller le signal et gérer les priorités entre 4G et 5G. Ce travail radio supplémentaire explique une partie de la différence observée face à la 4G seule.

Le signal faible est plus pénalisant que la 5G elle-même

Le vrai problème apparaît souvent quand le téléphone affiche la 5G, mais avec un signal irrégulier. Dans ce cas, il augmente ses efforts pour rester connecté, exactement comme il le ferait en 4G dans une zone mal couverte. La consommation batterie grimpe alors parce que le modem radio travaille davantage.

Le point à surveiller n’est pas seulement l’icône 5G. Une barre de réseau qui fluctue, un téléphone qui chauffe dans la poche, des débits qui montent puis retombent, une batterie qui perd plusieurs points sans usage actif sont des signes utiles. Ils montrent quand la 5G aide et quand elle fait travailler le modem plus longtemps.

Les puces récentes gèrent mieux cette dépense

Tous les smartphones 5G ne se valent pas. Les modèles récents, notamment ceux équipés de puces plus efficaces comme les Snapdragon 8 Gen 1 ou Snapdragon 8 Gen 2, bénéficient de modems mieux optimisés. Les constructeurs ajoutent aussi des réglages logiciels et parfois des optimisations par intelligence artificielle pour limiter l’impact réseau.

Résultat : deux téléphones connectés au même réseau 5G peuvent avoir des comportements très différents. Un modèle ancien ou d’entrée de gamme peut perdre nettement plus d’autonomie qu’un smartphone récent, mieux refroidi et mieux optimisé.

Les usages où la 5G consomme plus, et ceux où elle peut aider

Streaming, réseaux sociaux et navigation continue

La 5G devient énergivore lorsque l’usage dure longtemps. Regarder des vidéos en streaming, faire défiler des réseaux sociaux pendant une heure, utiliser le partage de connexion ou lancer une visioconférence sollicite à la fois l’écran, le modem, le processeur et parfois les haut-parleurs. Dans ce scénario, le gain de vitesse ne compense pas toujours la durée d’utilisation.

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Le piège vient aussi de la qualité automatique. Certaines applications profitent d’un meilleur débit pour charger des vidéos en meilleure définition. Vous avez l’impression de faire la même chose qu’en 4G, mais le volume de données traité peut augmenter. La batterie, elle, le ressent.

Téléchargements et synchronisations rapides

La 5G peut devenir plus intéressante pour des tâches courtes : télécharger une grosse application, envoyer une vidéo, synchroniser des fichiers ou récupérer une carte hors ligne. Comme la 5G est en moyenne 20 % plus rapide que la 4G, elle peut terminer certaines opérations plus vite.

Dans ce cas, le téléphone consomme davantage pendant un court instant, mais revient plus rapidement à un état de repos. C’est la différence entre un effort intense et bref, et un effort moyen qui s’éternise. Pour les gros transferts ponctuels, la 5G n’est donc pas forcément l’ennemie de l’autonomie.

Faut-il désactiver la 5G pour économiser la batterie ?

La réponse dépend de votre journée type. Si vous êtes souvent en déplacement, dans les transports, en zone périurbaine ou dans des bâtiments où le signal varie beaucoup, désactiver la 5G peut être une bonne idée. Vous réduisez les recherches réseau et stabilisez la connexion en 4G, parfois avec une perte de confort minime.

À l’inverse, si vous vivez ou travaillez dans une zone très bien couverte, avec un smartphone récent, la différence peut rester modérée. Dans ce cas, mieux vaut laisser le mode automatique choisir le réseau le plus pertinent, surtout si votre téléphone propose une option du type 5G auto ou mode données intelligent.

Désactivez la 5G si votre batterie fond vite dans une zone où le signal est faible. Gardez la 5G si vous téléchargez souvent de gros fichiers ou si la couverture est excellente. Utilisez le mode automatique si votre smartphone le propose, car il limite l’usage de la 5G quand elle n’apporte pas de bénéfice. Repassez en 4G lors des longues journées sans chargeur, notamment en voyage ou en festival.

Sur iPhone, Apple propose des réglages permettant de choisir entre 5G activée, 5G automatique et LTE selon les modèles compatibles. Chez Samsung, les pages d’aide rappellent que le réseau 5G peut décharger la batterie plus rapidement, tout en recommandant de tenir compte de l’usage, des applications et de l’état général du téléphone.

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Les bons réglages pour optimiser l’autonomie sans renoncer au confort

Avant de couper définitivement la 5G, quelques réglages simples peuvent suffire à retrouver une bonne autonomie. Le plus important est de mettre le smartphone à jour : les fabricants améliorent régulièrement la gestion du modem, des applications en arrière-plan et de la consommation énergétique.

Activez le mode 5G automatique plutôt que la 5G permanente si l’option existe. Réduisez la luminosité ou utilisez la luminosité adaptative, car l’écran reste l’un des premiers postes de dépense. Limitez les applications en arrière-plan, surtout celles qui synchronisent photos, vidéos, messageries ou stockage cloud. Téléchargez en Wi-Fi les contenus lourds avant de partir, cartes, playlists, séries, podcasts. Surveillez aussi la chaleur : un téléphone chaud consomme davantage et peut réduire ses performances.

Un test simple permet de trancher pour votre cas personnel : utilisez votre smartphone une journée en 5G automatique, puis une journée comparable en 4G. Notez le pourcentage restant à heure fixe, par exemple à 20 h. Si l’écart dépasse quelques points et que vous ne profitez pas vraiment des meilleurs débits, rester en 4G au quotidien est cohérent.

La conclusion pratique est donc nuancée : la 5G consomme plus de batterie, mais pas toujours assez pour justifier sa désactivation permanente. Elle devient surtout coûteuse lorsque le signal est instable, que les usages durent longtemps ou que le smartphone est mal optimisé. Le meilleur choix consiste à garder la 5G là où elle apporte un vrai gain, et à repasser en 4G quand l’autonomie devient prioritaire.

Éloïse Clévenot-Lagrange

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